A compter du 1er avril prochain, le nouveau règlement communautaire européen autorisera la vente d’huiles d’olives contenant jusqu’à 150 mg/kg d’ester d’alkyles sous la dénomination « extra vierge ». La présence de ce composé chimique est pourtant le signe de l’utilisation d’huiles de qualité médiocre, et ouvre la porte à la mise sur la marché européen des huiles dites « désodorisées ».

Bouteilles d'huile d'olive

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Qu’est-ce qu’une huile d’olive « extra vierge » ?

Il s’agit d’une huile obtenue selon un procédé uniquement mécanique, sans utilisation de produits chimiques et sans aucune opération de raffinage. Son taux d’acidité ne peut excéder 1%, garantissant ainsi la bonne maturité des fruits.

Qu’est-ce qu’une huile « désodorisée » ?

Certaines huiles de mauvaise qualité ont parfois une odeur très forte et désagréable. Le procédé de désodorisation permet d’enlever cette odeur et ce goût trop forts en réchauffant l’huile et en la distillant à la vapeur d’eau sous vide. Du chlorure de zinc est parfois utilisé lors de cette opération.

Les associations de consommateurs s’inquiètent

L’association internationale Slow Food – qui milite pour la biodiversité alimentaire et une nouvelle gastronomie citoyenne et responsable – tire la sonnette d’alarme. Selon son président Carlo Petrini, cette nouvelle réglementation porte un « préjudice grave » à la qualité des produits européens et « aux producteurs honnêtes d’huile d’olive extra vierge ». Conformément aux droits du consommateur à l’information et à la santé, il demande au minimum que la présence d’huiles désodorisées soit clairement indiquée sur les étiquettes.

Pour plus d’informations
www.slowfood.fr
www.lhotellerie-restauration.fr

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